L’abus d’écrans : un danger pour le cerveau de nos enfants

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Science

Encore en étude et à prendre avec des pincettes, selon un documentaire américain les enfants abusant d’écrans auraient un cortex cérébral prématurément aminci. Les résultats sont encore très préliminaires et encore une fois à prendre avec une grande prudence car pour l’heure rien de significatif ne peut être annoncé.

« Nous ne savons pas si cela est causé par le temps passé devant les écrans. Et nous ne savons pas si c’est une mauvaise chose », précise le Docteur et directrice de l’étude américaine ABCD (Adolescent Brain Cognitive Development soit le développement cognitif du cerveau chez l’adolescent), Gayathri Dowling.
En effet, une étude des plus ambitieuses est actuellement menée par les Instituts Nationaux américains de la santé (NIH) regroupant un total de 21 centres. Et pour cause, les cerveaux de 4500 enfants âgés entre 9 et 10 ans ont été examinés pour savoir si une grande consommation de jeux vidéos et de temps passé sur Internet aurait eu un impact et influencé leur développement.
Le Dr Dowling indique que les résultats issus des IRM cérébrales réalisées sur ces 4500 enfants montreraient un tracé different pour les enfants utilisateurs de smartphones, tablettes, ou passant plus de 7 heures par jour devant des jeux vidéos, précisant notamment un amincissement prématuré du cortex. Le Dr Kara Bagot, scientifique interviewée lors d’une émission, explique qu’à travers l’utilisation de smartphones, la stimulation du cerveau produit et libère de la dopamine, l’hormone du plaisir ; rendant l’emploi plus addictif. Ces résultats parviennent des cerveaux d’adolescents que son équipe a scannés lorsqu’ils regardaient leur fil Instagram; et expliquent de ce fait qu’« il y a donc plus de chance qu'on agisse impulsivement et qu'on utilise les réseaux sociaux de façon compulsive que, par exemple, s'occuper de soi ».

Actuellement, l’interprétation de ces résultats ne peut être assurée ni confirmée car dans un premier temps il s’agit là de gros consommateurs, il est de ce fait logique qu’il y ait un impact sur le cortex et le développement. Il est tout de même important de préciser que le cerveau est un organe dit plastique, qui se modifie sans cesse en fonction de nos activités et expériences.
La chargée du documentaire précise par ailleurs que « les enfants qui passent plus de deux heures par jour devant un écran ont de moins bons scores pour la mémoire et les tests de langage », mais là encore il peut y avoir de nombreux autres facteurs.
L’amincissement du cortex, résultat avancé dans l’étude, est pourtant un processus normal lors de la maturation du système cérébral ; en 1999, des chercheurs de l’université de Californie auraient montré que la quantité de matière grise corticale augmenterait jusqu’à la pré-adolescence puis diminuerait en fonction des zones cérébrales, mais également en fonction de l’âge. Le Dr Dowling, plus que déterminée, précise vouloir attendre de voir si cet amincissement quelque peu prématuré aura un impact sur le comportement et/ou la performance de ces jeunes où s’il résulterait d’un abus d’écran ou seulement associé.

Il manque encore beaucoup d’éléments, de données, de preuves solides et tangibles pour confirmer ou infirmer l’impact que pourraient avoir les écrans sur les enfants et adolescents. Il n’est pas sans ignorer que de prime abord, chez les gros consommateurs, il y a moins d’interactions sociales ni de confrontations avec le monde dit « réel ». Néanmoins, chez les plus petits enfants, une utilisation excessive favoriserait un retard dans l’acquisition de la motricité et dans l’apprentissage du langage; le psychiatre Serge Tisseron notait que « nous ne pouvons pas mettre des humains en cage et les exposer à des écrans », lors d’une interview avec Le Figaro, dernièrement. Quel que soit l’âge il est difficile d’éliminer les autres facteurs confondant.
Une autre hypothèse se tient non sur le contenant mais plutôt sur le contenu, et l’utilisation qui en est faite. La philosophe et chercheuse en science cognitive Elena Pasquinelli dans son récent ouvrage, tenait à rappeler que « notre cerveau et celui des enfants nés dans un monde numérique apprennent selon les mêmes règles ». De plus, les fabricants s’assurent et s’appliquent à être entourés de psychologues, ou autres spécialistes en neuro-sciences dans l’élaboration de leurs produits afin de fournir au cerveau en fonction de l’âge ce qu’il lui faut.

Ambitieux et de grande envergure, ce projet d’étude devrait être mené sur dix ans

Bien que de nombreux spécialistes s’accordent sur le fait de ne pas apprendre aux enfants d’être constamment sur les écrans, pour le moment les recherches scientifiques ne permettent pas encore d’affirmer ni de conclure sur la nocivité des écrans sur les enfants. L’attente certaine tourne pour l’heure vers l’étude ABCD, qui permettra d’avoir de véritables résultats quant à ce sujet, mais il faut encore patienter.
L’objectif de cette étude est de savoir comment les smartphones, les jeux vidéos, les réseaux sociaux, le sport, le manque de sommeil, le tabagisme interagissent avec la biologie évolutive de l’enfant. Quelles en sont véritablement les conséquences sur le développement du cerveau, l’impact social, scolaire, sur la santé, le comportement, etc.
Cette étude sera menée sur près de 11 000 enfants entre 9 et 10 ans, soumis à des tests pour évaluer le développement cognitif, des analyses biologiques seront également réalisées, ainsi que des IRM cérébrales tous les deux ans. Les premiers résultats seront disponibles dès début 2019, dans les revues scientifiques.

Il s’agit de l’un des plus importants projets lancés, cette ambition de vouloir rechercher ce qu’il se passe ou pourrait véritablement se passer dans notre cerveau. D’hypothèses en hypothèses, la sphère scientifique a pour volonté et motivation de rechercher l’impensable, de croire, supposer qu’il doit forcément y avoir quelque chose, un impact, une conséquence, un changement. Les hypothèses, les théories ne cessent de foisonner dans le monde scientifique, voulant et réussissant à lancer des recherches grâce à des financements extérieurs ou gouvernementaux pour trouver les réponses possibles.
Chers lecteurs, n’y voyons-nous pas un aspect semblable avec la foi ? Cette foi qui, lorsque nous prions, nous conduit à repousser les limites de l’entendement, du possible, nous ouvre à une étendue de possibilités que nous ne pourrions imaginer, afin de trouver des solutions, des réponses à un quelconque problème donné. Et selon les recommandations du Seigneur, nous devons par la prière sans cesse, mûrir notre foi et la développer, tout en demeurant dans la recherche et la persévérance pour aboutir au résultat.
Cet article, frères et soeurs, vient interpeller notre foi. A l’image de ces scientifiques qui poussent sans cesse leurs réflexions, leurs recherches pour comprendre, résoudre, solutionner un problème, une situation, dans la persévérance de vouloir étudier tous les paramètres, les possibilités envisageables à partir de la première pièce du puzzle pour atteindre le tableau de fin. Ils se questionnent sur notre monde, notre société, l’impact sur notre santé, notre environnement, etc.

Or nous, ayant accepté Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur, sommes du côté de l’auteur même de la science, l’auteur de toute la création. Ainsi, il nous faut être ces scientifiques de sa parole, de son Royaume, faisant de notre foi en Christ notre leitmotiv afin de rechercher sans cesse sa science, ses mystères, sa volonté pour la création. Et si sa parole nous affirme bien que « tout est possible à celui qui croit » [Marc 9 v.23 Bible], notre foi peut alors nous permettre de percer les mystères de son Royaume et accomplir des prodiges en tout domaine.

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Sandylene Mankangila

Artistes Press

Artiste, Journaliste presentatrice, assistante de tournage, Perchwoman, Entrepreneuse

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