« Burn-Out », un mal non reconnu qui ronge notre population

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Santé

Dès le plus jeune âge, et tout au long de notre parcours de vie, nous avons au plus profond de notre être cette quête irrépressible d’atteindre le bonheur, souvent subjective pour certains et très concrète pour d’autres. Un objectif qui très souvent, voire trop souvent dicte notre conduite, et ce pour différentes raisons et causes. Certaines personnes chercheront une sorte de facilité à un risque très coûteux tourné vers l’illégalité, d’autres cumuleront plusieurs emplois pour joindre les deux bouts et être à l’aise et d’autres pour gravir les échelons pousseront leur corps et leur esprit dans les plus profonds retranchements pour avoir le mérite, le poste, le statut, le salaire et les avantages qui s’y accompagnent mais à quel prix vraiment ? Au péril de leur santé, de leur famille et proches, ils se retrouvent piégés dans une spirale dangereuse et délétère, mais nous devons savoir que ce bonheur tant recherché est éphémère et ne peut véritablement nous combler, à dire vrai il n’y a que Dieu qui en soit capable. Ce bonheur, cette paix, cette joie en abondance ne peuvent être trouvés qu’en notre relation avec Dieu, « car Celui qui réfléchit sur les choses trouve le bonheur, Et celui qui se confie en l'Eternel est heureux. » [Proverbe 16 v 20 - Bible]
En effet, notre père dans les cieux nous connaît tous, et sait ce dont nous avons besoin, ce qu’il nous faut, et nous exhorte à lui recommander notre sort et il nous soutiendra.

Pourtant, l’espoir de millions de personnes était tourné vers l’Assemblée internationale de la santé qui s’est tenue du 20 au 28 mai dernier. Il s’agit d’un forum de discussion annuel, où l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), gouverné par 194 Etats membres, détermine les politiques et améliore ses programmes. Cette rencontre a lieu chaque année au mois de mai à Genève en Suisse, siège de l’OMS. A l’issue de cette assemblée, l’OMS a annoncé à nos journaux nationaux, l’ajout officiel d’une pathologie jusqu’à lors non considérée comme telle dans la liste des maladies. Une nouvelle pleine d’espoir pour toutes les personnes en souffrances d’épuisement professionnel plus connu sous le nom de « Burn Out » ; car en 2017, près de 3,2 millions de français auraient été exposés à cet état grave.

Le Burn-out ou syndrome d'épuisement professionnel se traduit comme un «épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d'un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel», selon la définition des chercheurs Schaufeli et Greenglass. Il s’agit d’une accumulation de stress, à la suite d’un important investissement professionnel, une pression professionnelle de plus en plus élevée que bon nombre de salariés peinent à gérer. Selon l’OMS, le Burn-out serait « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». Certaines personnes seraient contraintes d’arrêter de travailler, d’autres auraient été sujettes à des dépressions.
Malheureusement quelques heures après cette annonce possible, le Burn-out ne sera finalement pas reconnu comme une maladie mais bien que ce fut déjà le cas, le registre de l’OMS, précise que ce dernier « fait spécifiquement référence à des phénomènes relatifs au contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d’autres domaines de la vie ». L’on pourra de ce fait retrouver le « Burn-Out » dans le chapitre des « facteurs influençant l’état de santé », seule la définition du Burn-out a subi une modification par l’OMS, qui ne pourra désormais qu’être associé à la sphère professionnelle et non parentale comme cela existait jusqu’alors, connu sous le nom de burn-out parental.
Pour l’heure, la nouvelle classification nommée « CIP-11 », disponible depuis l’an dernier a été officiellement validée par les Etats membres au cours de ce 72ème rassemblement de l’OMS et sera mise en vigueur dès le 1er janvier 2022. Le Burn-out y est décrit selon ce que nous explique lci.fr comme un « syndrome résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès et qui se caractérise par trois éléments : "un sentiment d'épuisement", "du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail" et "une efficacité professionnelle réduite". »
Une liste reposant avec soin sur les conclusions professionnelles d’experts de la santé dans le monde entier leur permettant à tous d’adopter un langage commun et ainsi échanger des informations sanitaires.

La déception est ressentie par toutes ces personnes en souffrance en France comme ailleurs car actuellement en France, 1 salarié sur 3 déclare avoir fait un burn-out au cours de sa carrière professionnelle. Comme ce fut le cas de Romain, un commercial âgé de 25 ans, qui il y a trois ans fut victime d’un burn-out. Pris subitement d’une crise d’épilepsie, il s’effondra en pleine réunion. Dès lors, sa vie professionnelle et sociale bascula.
« Au début, tu veux être reconnu, monter en grade, alors tu t’y mets à fonds. Tu te fais des listes de tâches avant de dormir, tu te réveilles à 3 h du matin pour penser à un rendez-vous, tu bosses tes dossiers les week-ends, tu traites les sujets et répond aux appels pendant tes vacances." Engrenage infernal : "Tu ne déconnectes plus. Tu as l’impression de gérer." Et en fait, non. Fatigue, stress accumulé, un dossier qui tient à cœur… jusqu'à ce que tout explose »
S’il lui a fallu du temps, Romains s’en remet petit à petit. Et des cas semblables, sous la pression professionnelle, il en existe des milliers. Où les esprits sont accaparés par le travail et toutes ses tâches. Ces cas non reconnus, n’en démontrent pas moins la souffrance visible de la population. Nous ne pouvons hélas, pas faire l’impasse, car notre monde actuel est plus compétitif que jamais, le niveau d’exigence s’est accru mais à quel prix ?!

Est-il possible de gérer cette pression et tout ce stress, de rendre plus favorable l’environnement professionnel tout en permettant une bonne productivité ? Certaines entreprises avant-gardistes ou seulement soucieuses du bien-être de leurs employés ont opté pour un cadre ou des gadgets plus apaisants sur le lieu de travail. Ce concept appelé « Hapiness management » vient des Etats-Unis et existe depuis 2014, proposant aux employés différents outils de « bonheur » ; salle de sport privative, table de ping-pong voir un toboggan,. Mais si l’on pense que le bonheur du salarié serait recherché, selon une étude américaine, cela permettrait uniquement de rendre le salarié plus productif. Car un salarié heureux à son lieu professionnel serait plus productif, plus compétitif mais au fil des années il a aussi été décelé un comportement plus addictif du salarié, un surinvestissement professionnel au détriment de la vie sociale et familiale, la perte d’un équilibre personnel. Ainsi ce mouvement de bonheur au travail se solda par un échec.
Depuis les années 90, le phénomène du Burn-Out a pris plus d’ampleur, aujourd’hui il constitue la première cause d’absence prolongée au travail, de salariés souffrant de troubles anxieux, de dépression, d’épuisement professionnel voire de stress-post-traumatique. La sonnette d’alarme a retenti. Pour d’autres, il n’existe pas de statistiques précises concernant l’épuisement professionnel, seul le Canada dispose de statistiques récentes démontrant que plus d’un quart des travailleurs québécois déclarerait vivre dans un niveau de stress élevé au quotidien, et dans certains milieux professionnels le taux serait à 1 employé sur 2. Quant à l’Europe, ces personnes en souffrance se manifestent plus par l’absentéisme dont 1 cas sur 2 serait pour stress chronique, à contrario l’on parlerait également de présentéisme soit le fait d’être présent au travail mais d’avoir des absences d’esprit.

Chers lecteurs, voici là encore un nouveau mal dont souffre notre population, un mal qui au fil des années s’est introduit petit à petit, des cas non récents mais qui ont pris une place importante, parlant de millions de personnes à travers notre nation et plus encore dans le monde.
Effectivement, nous ne sommes pas sans voir, constater, apprendre que chaque jour de nouvelles maladies apparaissent, frappent la population mondiale, toutes sortes de symptômes que l’Homme ne saurait expliquer, ni aurait pensé. Mais il y a longtemps, les saintes écritures nous prévenaient de cela, qu’au temps de la fin « il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel. », le monde sera affligé de toutes sortes de maux, de douleurs qui s’abattront sur l’Homme comme nous en sommes déjà témoins. Prenons également conscience qu’au-dessus de nos têtes une lutte se fait entre notre créateur dans les cieux et cet ange déchu nourri d’une haine impitoyable dont l’objectif premier est de détruire tout ce que notre Père Céleste a créé, à commencer par nous, en détruisant les fondements de Dieu, l’amour, la paix et la justice, en s’attaquant à notre espérance, cet objectif hargneux à détruire en nous toutes formes de foi, d’espoir et d’espérance d’un salut possible.
Ne prenons pas à la légère le mal qui nous frappe, qui frappe notre prochain car chaque situation douloureuse dont l’ennemi nous assiège est pour éteindre et détruire notre espérance, nous détourner du bien et de ses valeurs si chères à notre créateur.

S’attaquer à notre vie professionnelle, c’est également s’attaquer à notre survie, oui le monde dans lequel nous vivons est plus compétitif que jamais, et a atteint un niveau d’exigence au plus haut point qui demande à l’Homme d’atteindre coûte que coûte ses objectifs mais à contrario la triste réalité est que dans notre société actuelle, un seul salaire moyen ne suffit plus, poussant la population à cumuler plusieurs emplois afin de jouir d’une certaine stabilité. Mais ce chemin coûte à notre santé, à notre vie sociale, à notre temps précieux, à nos projets personnels, et à nous croyants, notre vie spirituelle et notre ministère pour Dieu.
Voici donc l’objectif de l’ennemi, nous surmener, éteindre notre flamme de feu, notre foi, défier Dieu. Mais pour autant, que cette adversité soit pour nous une source de motivation pour défier ce mal [Cf. Jacques 4 v.7], et ne point lui donner accès à nos vies. Mais cela n’est possible qu’en nous abandonnant entre les mains de notre créateur, par notre foi qu’il demeure en nous une espérance sans faille, ni limite. Oui le Seigneur est prêt à nous équiper afin que la ruse du malin ne puisse nous atteindre, en nous revêtant de toutes ses armes [Cf. Ephésiens 6 v 11]. Sachez chers lecteurs, que quelles que soient la souffrance dans laquelle nous sommes, les difficultés que nous éprouvons, nous devons tourner notre regard, notre cœur et notre espérance vers l’Eternel, car il nous bénira et éloignera de nous la maladie.

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Sandylene Mankangila

Artistes Press

Artiste, Journaliste presentatrice, assistante de tournage, Perchwoman, Entrepreneuse

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