Réaliser un long-métrage au moyen de son smartphone, c’est aujourd’hui possible !

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Cinéma

Qui a dit qu’un grand film rimait toujours avec la caméra dernier cri ? Si cela est le cas dans la conscience collective d’un grand nombre, il faut croire que l’avancée technologique de notre ère change totalement la donne, dans l’univers du septième art. Si le budget d’une production de film peut être un frein aux réalisations, la technologie et notre époque à l’heure d’Internet aident fortement pour atteindre une grande visibilité. Aujourd’hui en effet, nous assistons à la montée de comédiens amateurs, influenceurs, et bien d’autres encore, ayant proposé dans leurs débuts des mini-réalisations en filmant avec un simple smartphone. Des oeuvres certes d’amateurs mais qui propulsèrent certains passionnés, tels que Wil-Aim ou encore Jaymax, à la reconnaissance internationale. Et alors que le téléphone s’est avéré être le moyen le plus accessible de nos artistes en herbe, il s’avère que le cinéma petit et grand écran, s’y intéresse grandement. Concernés, des courts et longs métrages virent le jour depuis 2012. Date du premier long-métrage avec smartphone; « Olive » réalisé par Hooman Khalili.

Les grandes firmes de construction mobile surfent sur la vague, en permettant à tous leurs clients d’acquérir du matériel haute technologie. Avec toujours plus de possibilités et d’autonomie, ce qui séduit les consommateurs. Du côté des professionnels, la voie est bien ouverte pour une nouvelle forme d’appréciation du divertissement à l’écran. Si de nombreux réalisateurs ont tenté d’imiter cette flexibilité propre aux captures d’image d'un smartphone, en utilisant des caméras, le rendu reste beaucoup plus spectaculaire avec la prise en main d’un téléphone. L’attention des spectateurs est à son comble grâce aux perspectives inédites et la multiplicité des possibilités de prises de vue. D’autant plus, la qualité des images d’un smartphone arrive dorénavant à la hauteur de celle rendue par les caméras.

Trois téléphones pour une réalisation destinée aux grands écrans !

C’est le cas de ce dernier film dont le simple fait de savoir qu’il fut réalisé entièrement avec 3 IPhones 7 Plus, suffit à faire un bon coup de publicité. Nous parlons bien évidemment de « PARANOÏA », le thriller de cet été, en salle depuis le 11 juillet dernier. Réalisé par le renommé Soderberg, qui n’en est pas à son coup d’essai. En 2015, il proposa le film « Tangérine », réalisé avec un IPhone 5S.
« Il y a 16 ans, j’ai tourné un film avec une des premières petites caméras digitales, et j’ai toujours été partant pour utiliser la technologie disponible afin de mieux illustrer mon histoire. […] Au fur et à mesure que je voyais le développement des nouvelles technologies liées aux smartphones, je savais que je trouverais un projet qui me permettrait de mêler cinéma et téléphone. […] Je faisais des petits essais, des tests, voyant comment je pouvais manipuler l’image. Et puis un jour, j’ai reçu un coup de fil d’un scénariste qui m’a parlé d’une idée, et là, je me suis dit que c’était le moment ou jamais. Il m’a appelé en janvier, et j’ai décidé de commencer à tourner le 1er juin suivant. Tout s’est passé très vite. ». Des propos rapportés sur le site Konbini.

Sur le plan de la production, cela a été très bénéfique. Le temps de tournage n’aurait duré que 10 jours. Son temps de travail, divisé par dix. Mais a contrario, les efforts et les temps de préparation en amont ont été beaucoup plus soutenus. Cependant, la maniabilité des IPhones 7 Plus, et bien entendu des gadgets annexes, tels que les stabilisateurs et divers objectifs, venant étendre l’ampleur des capteurs photos 4K installés dans les IPhones 7 Plus; facilita le travail et l’obtention des rendus souhaités.

En l’occurence, il avait trois objectifs de la marque Moment : un 18 mm, soit un grand-angle assez basique, qui était l’objectif par défaut ; un 60 mm, pour capturer des images au plus près ; et un fisheye, proche du grand-angle, qui donne un aspect plus arrondi à l’image et avec un angle de champ très grand. Le cinéaste explique néanmoins avoir utilisé par moments l’objectif intégré à l’iPhone (se situant entre un 28mm et un 57 mm avec le zoom x2), "quand la focale était adéquate.

Et le résultat convainc les cinéphiles, ainsi que la critique qui salue la prouesse technique. En revanche ne nous y trompons pas, il n’est pas plus facile de créer un véritable chef-d’oeuvre parce qu’une nouvelle façon de filmer gagne du terrain. Il faut l’admettre, si les moyens technologiques permettent aujourd’hui à nos réalisateurs en manque de matériel et d’effectifs, de réaliser plus aisément leurs projets; le talent de cinéaste, scénariste, metteur en scène, décorateur etc. ainsi que le travail de recherche pour des plans efficaces, l’écriture d’un scénario accrocheur, l’élaboration d’une oeuvre aboutie, sont une tout autre histoire. En outre, bien que nos téléphones utilisés au quotidien puissent amorcer notre carrière, il ne faut ignorer tous les matériels nécessaires pour la réalisation d’un film, qui plus est, destiné aux petits ou grands écrans. Quelques exemples; les micros, les lumières, ou encore, les locations de lieux de tournage ou matériels, les déplacements, etc. Tout ceci fait grimper le coût de production. De ce fait, bien que PARANOÏA soit un film à la technique avant-garde, son financement atteignit 1,5 million de dollars.

Mais ne vous affolez pas ! Nous avons vu des oeuvres de grand écran à moindre coût; battre des records aux box-offices. Tout n’est pas une simple question d’argent, mais avant tout de talent, d’audace et de courage ! Citons simplement Paranormal Activity qui nécessita un coût de 15 000euros, et rapporta près de 200 millions. Certes, 15 000 est une somme non négligeable, je vous l’accorde, toutefois pour une réalisation destinée à la projection en salle de cinéma, il s’agit d’un véritable exploit. Car nous en avons vu des grands projets cinématographiques faire chou blanc !

Y a-t-il des réalisateurs évangéliques en France prêts à sauter le pas ?

Nos églises sont remplies de jeunes gens… ou âgés, très talentueux, porteurs de projets ambitieux. Osant entreprendre par des clips vidéo, des conseils, des minis-séries, diffusés via leurs blogs, réseaux sociaux ou sites web. L’Eglise ne manque pas de talents, mais de véritables engagés à en croire la pauvreté de l’art évangélique sur la scène culturelle Française. Alors chers artistes en Christ, la possibilité de réaliser vos oeuvres audiovisuelles avec votre téléphone est envisageable. Et ce, avec tout autant de sérieux qu’avec une caméra. Mais ce sont aux acteurs du monde du cinéma chrétien en France ou en Europe, d’en être les précurseurs. Producteurs, acteurs, réalisateurs, comédiens évangéliques, vous avez le champ libre ! Pour exprimer votre art salvateur. Avec un budget plus ou moins conséquent, le soutien de quelques collaborateurs, et la grâce de Dieu, vous pouvez faire des prodiges.

Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus. [Colossien 3 v.17 La Bible]

À ce jour, il est en effet possible à l’art évangélique Francophone d’étendre sa créativité avec les moyens technologiques de notre ère. Et d’influer dans la sphère culturelle de notre monde. Face à cela, nous encourageons nos artistes en herbe à enfin sauter le pas. Que la science des Hommes qui s’est accrue sur la terre, grâce à Dieu, serve également les intérêts de l’évangile et de son message. Afin de proposer des films aux messages de Vie, tout aussi attrayants technologiquement parlant, et dans l’air du temps pour gagner de nouvelles âmes à Christ.

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Wissa KOLOLO

Artistes Press

Journaliste, 🎶 Chantre, Auteur, Maquilleuse, Styliste/Modéliste & Couturière, Conseillère en Image👗📸 ~ Entrepreneuse

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