Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

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Justice

En 2012, Nicolas Sarkozy disait adieu à son fauteuil présidentiel, après avoir perdu aux élections face à François Hollande. Il se retira de la vie politique pour finalement y refaire surface en 2014, présidant à nouveau l’UMP l’ayant renommé « Les Républicains ». Mais après une nouvelle défaite à la primaire présidentielle, il se retira de la vie publique en 2016.
Cependant, aujourd’hui encore, Nicolas Sarkozy fait parler de lui, et ce, dans le cadre d’une enquête sur le financement Libyen de sa campagne victorieuse de 2007.
Entendu dans la matinée du mardi 20 mars, c’est à l’Office Central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, que l’ex politique fut placé en garde à vue. Une épreuve assez déchirante pour sa famille.

Une histoire bien ancienne

L’affaire remonterait donc à 2007. Le quotidien Le Monde révélait que selon les enquêteurs, l’ancien président Français, aurait bénéficié pour sa campagne présidentielle victorieuse, de financements provenant de la Libye de Mouammar Kadhafi. Précisons qu’il fut déjà entendu en 2013, suite à l’enquête pour détournements de fonds publics et corruption active et passive qui avait été ouverte par des magistrats du pôle financier, qui s’intéressaient au flux financier qui le liait au défunt président de la Libye.
Bien que Monsieur Sarkozy nie toute forme d’implication, une publication de mai 2012 révélait des documents attestant un état de financement de la part Mouammar Kadhafi. En plus des déclarations de l’ancien dignitaire de Tripoli, et intermédiaire Franco-Libanais, Ziad Takieddine, qui assurait avoir remis, entre novembre 2006 et début 2007 à M. Guéant, ancien secrétaire général de l’Elysée, puis à M Sarkozy, encore ministre de l’Intérieur, des valises contenant 5 millions d’euros. Septembre dernier, des officiers de police de l’OCLCIFF auraient remis aux magistrats un rapport détaillé des transactions de l’argent liquide en s’appuyant de témoignages. Ce qui élargit l’enquête en janvier dernier à des soupçons de « financement illégal de campagne électorale »

Il semblerait que la justice soit en possession, depuis plusieurs semaines voire années, de moult documents et témoignages incriminant M. Sarkozy et ses présumés complices, à savoir M. Guéant, Béchir Saleh, Alexandre Djouhri et Brice Hortefeux. Ce dernier, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy, aurait également été auditionné toute la journée de mardi, en tant que suspect libre. Mais cette histoire nous laisse plus ou moins perplexes et sujets à maintes questions, à savoir pourquoi ce revirement de situation ? Quelles seraient les raisons de cet acharnement sur l’ancien président ?

D’après les informations publiées, la garde à vue de M. Sarkozy qui débuta donc ce mardi dans la matinée, aurait été interrompue vers minuit, où il quitta les lieux. Mais pouvant durer quarante-huit heures, elle reprit ce mercredi matin peu avant 8h00 et pourrait déboucher sur une présentation devant le juge d’instruction puis une mise en examen ou une remise en liberté.
Enfin quoiqu’il en soit nous espérons que cette affaire sera résolue et qu’advienne l’issue, que le Dieu de toute grâce permette que la vérité soit débusquée.

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Perla Kouam WAFFO

Artistes Press

Assistante de rédaction chez 🗞📰 Artistes Press - Entrepreneuse

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