Les Français seraient-ils jaloux du succès ?

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Noyau de vie

Notre belle France chérit sa fierté identitaire, historique et fantasque, tant admirée dans le monde. Inscrite parmi les nations à la quête du progrès, elle enregistre bon nombre d’innovations technologiques, médicales, etc. ; et jouit d’une grande et bonne réputation. Néanmoins, son succès l’aveuglerait-elle au risque de la rendre orgueilleuse et méprisante à l’égard de ses propres citoyens de souche et adoptifs ? Car cette légendaire fierté Française semble leur être un véritable handicap, qu’ils aient la tête bien garnie ou pas. Crise oblige, le taux de chômage peine à se réguler, et pourtant il réside un problème encore plus délicat. Des témoignages rapporteraient que certaines élites professionnelles s’opposeraient à la réussite d’un grand nombre de brillants entrepreneurs, pour des raisons qui frôleraient l’hypocrisie et la méchanceté. Une situation complexe à laquelle le Français est hélas confronté ; la résistance à l’émancipation professionnelle et économique.

Résultat : les cerveaux de notre beau pays, issus de toutes origines, choisissent malgré eux de s’envoler vers d’autres horizons, dans l’espoir d’un avenir professionnel et surtout, d’une reconnaissance. Et bien qu’en pénurie d’excellentes main-d’oeuvres dans divers secteurs professionnels, les élites Françaises étoufferaient la carrière d’éléments brio au génie confirmé. Certaines victimes du système en témoignent. L’une des raisons principales ? L’origine ethnique. Un sempiternel frein à l’intégration dans notre pays. Il faut dire qu’ils sont nombreux, les Français immigrés frôlant, grâce à leur productivité, les grattes-ciel des hiérarchies de leurs professions.
Malheureusement, certains, pourtant reconnus dans leur profession hors de nos frontières, se voient, en France, couper l’herbe du pied, ou pire encore, être radiés de leurs emplois. Leur réussite deviendrait gênante pour une élite qui souhaiterait vraisemblablement garder le monopole et la souveraineté nationale. Quitte à laisser s’évaporer des intelligences nécessaires au bien de la nation. Car il est important de savoir que bon nombre de ces méprisés sont à l’origine d’avancées technologiques, scientifiques, médicales, etc.

« Je ne trouve rien d’autre que, comme a dit quelqu’un, mon ethnie, c’est mon point négatif »

Le témoignage du docteur Redha Souilamas originaire d’Algérie, le confirme. Un parcours sans faute pour ce jeune diplômé, arrivé en France en 1989 avec un doctorat en poche. Il se forme par la suite en chirurgie thoracique et devient plus tard, un éminent spécialiste de la greffe pulmonaire, reconnu à l’international. Auteur de nombreux ouvrages, il réalisa une première mondiale en testant une couveuse à organe en 2010. Néanmoins, ce dernier verra sa carrière s’interrompre subitement après ses exploits.

…J’ai commencé à avoir une stature de professeur, pour pouvoir donc, travailler, enseigner, faire de la recherche, sans l’étiquette. Et quand vous faites ça, vous êtes très mal vu. C’est un système qui décide un jour, de vous marginaliser parce-que vous gênez d’une manière ou d’une autre, vous gênez parce que vous êtes peut-être trop compétitif par rapport à la moyenne. Je ne trouve rien d’autre que, comme a dit quelqu’un, mon ethnie, c’est mon point négatif et ce point négatif a fait basculer tout le reste.

Malgré ses travaux, Redha Souilamas se voit refuser de manière injustifiée, des postes dans son domaine. Sans perspective d’avenir en France, le docteur s’exile en Amérique, pour honorer son nouveau contrat avec une fondation de santé renommée. C’est à la veille de son départ qu’il publia un livre, sur son histoire La couleur du bistouri. Son oeuvre raconte son excellent parcours parsemé de discrimination et brimades. Il nous en parle au cours d’un reportage télé portant sur sa carrière.
Bien entendu, cet exemple n’est qu’un détail dans cette marre d’injustice, de déconsidération. Certainement, son histoire se rapprocherait d’ailleurs de celle vécue par un de vos proches, chers lecteurs. Car, si le docteur Souilamas s’intégra rapidement en France après ses études, d’autres n’ont manifestement pas eu ce privilège.

« Tout le savoir que j’ai accumulé en France, malheureusement profite aux Québécois. Et vous voyez, depuis que je suis arrivé ici, j’ai contribué à la création de 47 entreprises », déclara un brillant entrepreneur d’origine congolaise, possédant deux masters en école de commerce, obtenus en France. Le chef d’entreprise jouissant d’une belle carrière récompensée au Québec, affirme ne pas avoir été reconnu à sa juste valeur sur le sol Français.
« Je fais de la recherche… alors qu’en France je faisais du remplissage de rayon dans un magasin », affirme son frère, aussi installé au Canada. Chercheur dans une université de Montréal, il étudia également en France, la Technologie de l’Information. Mais arrivé à la fin de sa formation, on lui conseilla gentiment de rentrer chez lui, au Congo. Leurs témoignages ont été présentés dans un reportage du 20h sur France 2.
Il faut dire que le Canada est à la course pour la drague des meilleurs étudiants étrangers. Le pays tente également d’attirer une masse de travailleurs du monde entier, afin de répondre à son besoin de main-d’oeuvre. Pour ce faire, la nation annonça, l’an dernier, vouloir accueillir 300 000 travailleurs étrangers chaque année.

Dans ce triste contexte, nos génies font donc valoir leur savoir-faire à l’étranger. De vraies mines d’or pour ces pays qui les reçoivent à bras grands ouverts, heureux de voir de nouveaux cerveaux oeuvrer pour leurs intérêts économiques. Ces étudiants et professionnels si convoités, permettent en effet à une nation d’atteindre les premiers rangs de leader économique et de l’innovation. Une situation qui peine notre nouveau président, Emmanuel Macron.
En effet, bien que sa politique soit sujette à controverse, le chef de l’État, se veut précurseur d’un lancement économique et d’un renouveau sur l’image de l’entreprenariat. Ce dernier encourage les citoyens Français à oser entreprendre et s’investir en France. Il faut dire que notre président est un exemple de réussite, qui par quelques avantages, sut contrer les murs que le système voulut bâtir sur son chemin. Nous ne pouvons le nier, son parcours dérange les raisonnements archaïques Français, n’acceptant pas les réussites hors de leurs codes.

En rappel, Emmanuel Macron gravit les échelons d’une manière si spectaculaire qu’interrogative. Brillant étudiant, il fait ses premières armes en tant qu’éminent banquier. Atteint le sommet de son entreprise en devenant associé de son PDG. De bons contacts suivirent, et l’un d’entre eux, lui ouvre les portes de l’Élysée. Après s’être familiarisé avec la majorité au pouvoir et son leader François Hollande, il finit par obtenir une place de choix dans son gouvernement. Sa victoire présidentielle n’était plus qu’une question de temps, après sa démission à son poste de ministre de l’Économie, le lancement de son parti politique « En Marche », et l’annonce de sa candidature à la présidentielle.

La situation de la France et celle de l’Église en France ont-elles un lien ?

Rejeter un Homme au profil avantageux par simple raison ethnique ou statut social, n’a rien de très catholique. Qui plus est, s’avère regrettable lorsque l’on observe l’histoire chrétienne de France.
Le saviez-vous ? Les historiens racontent que la France aurait connu un grand impact évangélique, dans les siècles précédents, si bien que l’histoire du Christ et du peuple Français sont bien ancrés dans les gênes de la nation. Mais pour des raisons de laïcité, le pays renia ses origines. Est-ce donc là le début du déclin ? De sa perte d’identité, de son charisme et de son éclat ? Car si les peuples en Christ reflètent sa lumière, notre pays devrait donc encore jouir d’une grande distinction significative, dans ce monde rongé par les ténèbres.

Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. [Matthieu 5 v.13-15].

Un point que ne manqua pas de soulever l’évangéliste américaine Joyce Meyer, de visite en France en mai 2015. Lors de sa grande convention évangélique, elle déclara que l’Église en France était morte. Face à ce constat déjà bien connu de tous, quelles ont été les démarches du corps du Christ pour rehausser la ferveur et la vitalité de l’Église ? Et apporter sa connaissance, son expertise évangélique et son soutien pour participer à l’amélioration des branches de notre pays ?
Avant de se quitter chers lecteurs, il est important de l’admettre, la France a connu Dieu, mais elle décida de le renier. Malgré ce triste constat, l’Église elle, semble avoir pris goût à sa position d’arrière-plan, non productive. Un état bien loin du charisme évangélique incarné par Jésus-Christ. De ce fait, la mort de l’Eglise, censée transmettre la vie vivifiante et restauratrice du Christ, causerait-elle l’improductivité de notre nation ? Probablement…

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Wissa KOLOLO

Artistes Press

Journaliste, 🎶 Chantre, Auteur, Maquilleuse, Styliste/Modéliste & Couturière, Conseillère en Image👗📸 ~ Entrepreneuse

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