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L'honneur des personnes décédées en Christ Chronique de Yannick NILA

Chapitre 1
UN REPOS SINISTRE

Cette ville déserte et vierge où tous se meurent. La pierre recouvre la vie et étouffe l'air de miracle de traverser, l'espoir se dissipe, le chagrin remplit nos villes.
Ce jour-là personne ne se souvenait donc de nous, personne ne se rappelait donc de notre justice, de notre souffrance d'enfance, personne ne connaissait donc le secret de notre douleur, tous tranchés dans un sommeil aride et profond.

Dans ce silence de mort où le normal n'y trouve aucun plaisir, dans ce lieu ténébreux, sombre, où plus rien ne vit, la peur dans la plante des pieds et le sable s'obscurcissent.

Un vent dans un nuage noir sillonne le silence, dans ce lieu où le chant du sommeil se lève, où aucune mélodie ne se fait non plus entendre. Qui chantera le chant du réveil, qui élèvera sa voix ? La pluie chaude qui se précipite sur nos tombes, solidifie le sol agile. Qui creusera nos tombes sur cette terre aride où même la soif se fait mourir ? Qu'y a-t-il donc à espérer, aucun sentier n'est ouvert, les voies sont remplies d'épines et une muraille s'élève.

Dans ce champ d'ossements desséchés dont l'espoir ne peut être qu'une déclaration de vie, il n'y a donc pas un seul trait de vie à l'horizon. La vie que nous devions donc espérer, décimée, dans ce sinistre du doute tournaillant et de grumeaux de sable grouillant nous reposons.

L'espérance des plus avisés

Autour, les villes dévastées, les rues trouées, des familles dissociées, les pertes étaient importantes, que restait-il puisque toute vie était victime et meurtrie ?
Nous étions déjà captifs, nous étions déjà condamnés, nous respirions déjà un air macabre dès la naissance. Nés dans la captivité, une enfance maladive, une adolescence insolente, un adulte adultère, le mariage désastreux, une vieillesse douloureuse, un regret de vie.

Toutefois dans ces villes, certains résignaient, rien de nouveau, les ténèbres créent toujours la confusion. Ils se contentèrent de l'imperfection que la réalité imposa, d'autres espéraient encore en la gloire à venir, au règne du Roi des rois. Seraient-ils a lors les plus avisés de ceux qui périssaient en ces jours-là dans l'espérance de revoir l'étoile brillante d'espoir d'un matin ?

Jadis dans les rues, le bruit courait que le salut de la captivité viendra et que la promesse contre la restriction de vie foisonnera. « Cependant celle-ci sillonnait déjà les rues annonçant la résurrection quand même la mort sera là, la nouvelle demeure vous attend quand même les rues seront détruites. »[cf Proverbes 1:20]

Sous l'effet violent d'émotion, le souffle coupé, car, tous mouraient et tous partageaient le même sort, mais aux plus avisés il est certain que l'abri existe pour ceux qui espèrent…

cf. [Mattieu 24 :2] - [Jean 11 :25] - [Jean 14 :1-3]

Chapitre 2
LE MATIN MORTUAIRE

Pensée

La pluie a cessé, elle s'en est allée. Les fleurs paraissent sur la terre, elles résorbent les eaux du ciel en un filtre évitant de flétrir. Le temps alors de chanter la gloire du Seigneur est arrivé; un chant empreint d’une grâce opiniâtre et comme le figuier embaume ses fruits, et les vignes en fleur exhalent leur parfum, je fais entendre ma voix du haut des cieux; et d'un cœur plein de joie, je t’apporte tout ce que je suis sur le rocher de notre amour.



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