Après 48h de garde à vue, Nicolas Sarkozy est mis en examen

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Justice

Placé en garde à vue pendant près de 48h, dans le cadre d’une enquête sur les soupçons de financements libyens, Nicolas Sarkozy a été mis en examen. Lors de son audition, ce mercredi, face aux juges, l’ancien président plaidait son innocence. Dans une longue plaidoirie que publia le Figaro, il évoque être victime de « mensonges » et de « manipulation  ».

Une histoire montée de toute pièce ?

M Takkiedine, le principal personnage de cette affaire, affirme avoir été cet intermédiaire, qui de Tripoli à Paris transporta 5 millions d’euros, remis à M Sarkozy. Son témoignage fut, certes, un élément crucial pour les enquêteurs, mais l’ancien chef d’Etat, se justifiant devant les juges, n’hésita pas à reprendre les propos de son accusateur, révélant que ces déclarations étaient fausses. Dans son discours il affirme qu’il n’y a aucune preuve matérielle pouvant l’incriminer.

Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j'ai essayé avec toute la force de conviction qui est la mienne de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n'existaient pas (...) Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie.

Il faut reconnaître que depuis l’ouverture de l’enquête, les temps sont devenus bien difficiles pour l’ex politicien. Le 11 mars 2011 fut une date clé, et le début de ses ennuis. Cette journée il recevait à l’Elysée le CNT opposant de Mouammar Kadhafi, et ce serait suite à cette entrevue que cette histoire a pris forme. Le clan Kadhafi, cite-t-il, le traque. Il tente de démontrer que dans ce dossier les enquêteurs se sont appuyés seulement sur les témoignages de la famille, des proches et collaborateurs de Kadhafi. Un élément qui selon lui ne permet pas de constituer une preuve coriace. Cependant la découverte du carnet de Choukri Chanem viendrait contredire sa thèse. Ce dernier est présenté comme celui qui détenait « les secrets les plus inavouables du régime Libyen ». Dans son carnet, était indiqué le présumé versement dont M Sarkozy aurait bénéficié lors de sa campagne. Pourquoi mentirait-il et inventerait-il ces notes ?

L’histoire prend une tout autre tournure, et M Sarkozy chercherait-il en vain à prouver son innocence alors que jusque-là tout indique son implication dans cette affaire ? Il présente même M. Takkiedine comme étant connu pour avoir un passé peu glorieux, ayant proféré de multiples déclarations contradictoires. France Info évoque, par ailleurs, un entretien qu’il eut en présence de l’homme d’affaires qui avouait en 2016, n’avoir jamais financé Nicolas Sarkozy. De ce fait, son témoignage est effectivement remis en question.
Sans oublier ces fameuses notes publiées sur le site Médiapart, qui mentionnent « l'approbation d'appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d’euros » ; un document qui semblerait faux. Les rapports des deux juges d’instruction du tribunal, avanceraient que « La réunion évoquée par cet écrit n'a pas pu se tenir à la date indiquée, ce qui semble confirmer que le contenu pourrait être mensonger. Il existe donc une forte probabilité pour que le document produit par Mediapart soit un faux ». Un document que M Sarkozy à mainte fois contesté et qualifié de « comble de la manipulation ». Il avait porté plainte en 2012 contre le journal, mais en 2016 la justice, malgré tout, donnait raison au site.

L’histoire irait encore plus loin que ce que l’on aurait pu imaginer. Un complot, un refus d’assumer ses responsabilités, on s’y perd. Les éléments que les juges ont en leur possession sont sûrement assez solides pour boucler cette affaire, dans le cas contraire comment définirions-nous le manque de preuves matérielles que l’ex politicien évoque ?
Au regard de la présomption d’innocence, l’on pourrait entrevoir qu’il n’y ait rien de certain qui l’accuse. Enfin que des suppositions, toutefois pour cette affaire que L’Eternel le Dieu juste soit le seul juge. Ainsi comme il évoqua au JT de 20 h sur TF1, « il n’est pas au-dessus des lois », et si son discours tenu devant les juges tout comme son témoignage s’avèrent véridiques, nous prions donc que l’Eternel lui accorde sa faveur et puisse le fortifier en ces temps difficiles.

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Perla Kouam WAFFO

Artistes Press

Assistante de rédaction chez 🗞📰 Artistes Press - Entrepreneuse

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